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Appel des élus et des employeurs pour l’Animation et l’Education populaire

Levier essentiel pour l’éducation des citoyens à tous les âges de leur vie, l’Animation et l’Education populaire connaissent une crise économique et financière inédite et profonde. Nous réclamons des moyens pérennes pour une juste rémunération des professionnel·les de l’animation et de l’éducation populaire.

Levier essentiel pour l’éducation des citoyens à tous les âges de leur vie, l’Animation et l’Education populaire connaissent une crise économique et financière inédite et profonde. Ces secteurs sont par ailleurs majoritairement formés par des associations où exercent des professionnels salariés aux métiers essentiels mais mal reconnus, insuffisamment soutenus et en pénurie. 

Suite à l’interpellation forte des employeurs de l’Animation et de l’Education populaire, des représentants des salariés et des collectivités locales, des Assises de l’Animation ont été tenues, puis un comité de filière éponyme créé. Force est de constater que leurs travaux, essentiels et utiles, qu’il est impératif de consolider et élargir, ne permettent toutefois pas encore de dénouer la question fondamentale qui nous est posée : celle de l’engagement financier durable. 

Depuis 18 mois, les employeurs de l’animation ont fait l’effort nécessaire pour négocier des hausses de salaires corrélées à l’inflation, pour consolider des emplois vers des temps complets avec un accord de branche en passe d’être signé, et ont continué à refuser de répercuter les conséquences budgétaires des multiples crises sur les tarifications faites aux familles.  

Parallèlement, nombre de collectivités locales se sont inscrites avec volontarisme dans des engagements réciproques forts pour soutenir les associations de l’Education populaire et leurs salariés, et aller vers le mieux disant éducatif, culturel et social. 

Malgré cela, tous ces soutiens resteront des vœux sans lendemain et hypothèqueront la soutenabilité financière des associations tant qu’ils ne seront pas gagés par des moyens supplémentaires de l’Etat à hauteur des services rendus par l’Education populaire à la cohésion sociale et l’émancipation de la Nation. Les salariés de l’éducation populaire sont souvent les derniers acteurs de la proximité, qui permettent de lutter contre le sentiment d’abandon et d’isolement, terreau de l’abstention et du vote contre. Des solutions existent et elles nécessitent de faire de l’éducation permanente une priorité politique : 

-Revaloriser les financements de la CNAF aux associations et aux collectivités, 

-Desserrer l’étau budgétaire subi par les collectivités pour qu’elles puissent contribuer à l’amélioration qualitative de l’animation,    

-Soutenir la professionnalisation des associations, par une évolution massive du FONJEP   qui permettra de créer des emplois durables, nombreux et de qualité, 

-Engager résolument des politiques publiques nationales d’impulsion et de régulation des inégalités territoriales.    

Plus qu’un desserrement des contraintes, c’est d’un véritable appel d’air financier dont l’Education populaire a besoin, pour enclencher un cycle vertueux : financer des formations, qui amènent à des emplois mieux rémunérés, au bénéfice direct des habitants de nos communes à qui l’apport culturel et social des activités d’Education populaire donnera de nouveaux outils pour s’émanciper. 

Cet appel des élus et employeurs de l’Animation et de l’Education populaire  est  une alerte décisive. L’Etat doit désormais prendre ses responsabilités en réunissant une conférence des financeurs au risque de voir s’effondrer une filière, ses emplois, et son utilité sociale auprès de la Nation. 

Les signataires

-Didier Jacquemain, Maire de Cheny, Président d’Hexopée  

-David Cluzeau, Délégué général d’Hexopée 

-Yann Renault, Co-président du CNAJEP 

-Lucie Bozonnet, Co-présidente du CNAJEP 

-Arnaud Tiercelin, Co-président du CNAJEP 

-Léonore Moncond’huy Maire de Poitiers  

-Olivier Sarrabeyrouse, Maire de Noisy-le-Sec 

-Sylvain Griffault Maire de Melle

-Fabien Bazin, Président du Conseil Départemental de la Nièvre

-Gaelle Lahoreau, Vice-Présidente de la région Centre-Val-de-Loire 

-Marie Batoux, adjointe en charge de l’éducation populaire, Marseille 

-Guillaume Libsig, adjoint à la Maire de Strasbourg 

– Alexandra Besnard Ajointe Education populaire, maisons de quartier et déléguée au numérique responsable, Poitiers

– Hélène Paumier, Adjointe à l’Education et aux écoles publiques, Poitiers  

– Ghislaine Rodriguez, Adjointe à l’éducation, à la réussite éducative et à la restauration scolaire, Nantes 

– Sylvie Schmitt, Adjointe à l’éducation, l’enfance et la jeunesse, Bordeaux 

– Siham Labich, Adjointe au Maire Saint-Etienne   

– Annabelle Breton, adjointe au Maire de Grenoble 

– Gaelle Rougier, adjointe à l’Education, Rennes 

-Evelyne Auzuret, Adjointe vie associative et éducation populaire, commune de la Crèche  

-Jonathan Bocquet, Adjoint Transition démocratique, finances, travaux et performance de l’administration, Ville de Villeurbanne  

-Christine Blet, Adjointe Éducation Populaire, Tours  

-Rozenn Andro, Adjointe à la Maire de Rennes, Déléguée à la vie associative  

-Bruno Béziade, conseiller départemental de la Gironde  

-Kim Delagarde conseiller départemental – canton de Celles sur Belle – Département des deux sèvres  

-Vincent Séguéla, Secrétaire Général de la fédération Léo Lagrange 

-ANACEJ, Association Nationale des Conseils d’Enfants et de Jeunes 

-Dominique Gillot, présidente de la Fédération générale des PEP 

-Agnès Bathiany, directrice générale de la Fédération générale des PEP 

-Thierry Bos, président de MJC de France 

-Michelle Demessine, présidente de l’UNAT 

https://blogs.mediapart.fr/hexopee/blog/100523/appel-des-elus-et-des-employeurs-pour-l-animation-et-l-education-populaire

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